La phytothérapie

L’histoire de la phytothérapie se positionne sur des déductions issues de l’observation empirique du milieu naturel. Donc voici une déduction empirique. Un paysan observe qu’une de ses vaches beuglent plus que de raison. Après occultation, il découvre qu’elle souffre de douleurs hémorroïdes. Lui-même partage ce désagrément avec sa vache. Un jour, sa vache revient à l’étable dans de meilleures dispositions, pratiquement plus aucun beuglement. Le lendemain, il décide de suivre sa vache pour comprendre ce qui se passe. Il l’observe plusieurs jours durant et constate qu’elle a fortement tendance à se réfugier dans une rivière et à brouter des végétaux aquatiques. Il va rechercher ce végétale et demande à un ami plus compétent qu’elle est le nom de cette plante. L’ami lui répond qu’il s’agit soit de la Ficaria, soit de la Renonculus. Depuis, il circule chez les spécialistes de la phytothérapie que ces plantes sont à prescrire pour lutter contre les douleurs hémorroïdales. Mais la réalité est tout autre. La vache est reconnue pour être un animal particulièrement stupide. Ce mamellaire est un végétarien exclusif. A la vue de ses végétaux verdoyants et ondulants dans les flots, elle se précipite vers son garde manger et broute avec ardeurs ce suprême de chlorophylle. Ce faisant, elle immerge son arrière train dans ses eaux froids, attendrissant par la même les tissus gercés et resserrant les chairs congestionnés. Conclusion, trempez votre postérieur dans une eau froide, vous vous assurez d’une meilleur thérapie que celle de devenir un herbivore.

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